Historique de la prise en compte du travail en continu / en journée.

A l’échelle européenne, la FENI (Fédération Européenne du nettoyage Industriel) et Uni Europa (Fédération syndicale européenne des services et de la communication), font une déclaration conjointe en mars 2007 pour promouvoir le travail en journée.

Au niveau français, la FEP anime en janvier 2008 une Conférence de progrès sur le temps partiel, les horaires décalés, le travail fragmenté réunissant les syndicats de la branche, des donneurs d’ordre, des représentants de l’Etat, afin de rédiger un diagnostic partagé du secteur et de dégager des pistes de progrès.

Le passage en temps continu / en journée apparaît comme une piste à explorer, dans un premier temps à travers l’accompagnement et l’évaluation d’expérimentations. En 2008, trois diagnostics partagés (impliquant donneur d’ordre, prestataire, occupants, agents de service) sont menés sur des sites de Danone, L’Oréal et de la Ville de Paris afin de mesurer les conditions de faisabilité d’un changement d’organisation.

Cette démarche abouti à chaque fois à un changement permettant de proposer aux agents des interventions plus en continu, en partie en présence des occupants des bureaux. L’évaluation est à chaque fois positive.

En 2009, la FEP intègre l’objectif du travail en continu/en journée parmi les 51 actions de son programme de développement durable.

En parallèle début 2009 la FEP Ouest (à l’époque dénommée SENRO) et la Maison de l’emploi de Nantes Métropole créent un groupe territorial “travail en journée” composé d’une quinzaine d’entreprises de propreté (ADC Propreté, GSF Celtus, Impec’Entretien, ONET Services, Reflets, Veolia Propreté, Yanet) et de donneurs d’ordres (Région des Pays de la Loire, Conseil Général de Loire Atlantique, Nantes Métropole,Villes de Nantes et de Rezé, Cité Nantes Events Center, la Sémitan, EDF).

Ensemble, les membres du groupe s’organisent pour promouvoir, en leur sein et sur le territoire, le travail en journée. Pour ce faire, ils rédigent une Charte qu’ils présentent devant 160 participants à l’occasion d’un colloque en juin 2009 à Nantes.
 Depuis, la dynamique de promotion se poursuit. Fin 2014, la Charte compte 147 signataires.

L’Etat ayant inscrit fin 2008 un objectif de 40% de travail en journée dans ses marchés propreté à horizon 2012, la FEP et le Service des achats de l’Etat conçoivent ensemble une boîte à outils afin d’être en mesure de mettre en place ensemble cet objectif dans de bonnes conditions.

En novembre 2012, une nouvelle Conférence de progrès sur le temps partiel réunit à nouveau l’Etat, la FEP, les syndicats de salariés, afin de tirer un bilan des premières initiatives et d’actualiser les objectifs. A la suite de cette Conférence, une circulaire du 6 novembre 2013 demande aux services de l’Etat à ce qu’une étude de faisabilité soit menée sur chaque site avant tout renouvellement d’un appel d’offres, ambitionnant qu’en 2017 60% des sites de chaque ministère soit concerné par la réalisation de prestations en journée, et que le temps d’intervention en coprésence représente 30% du total des interventions.

Ces dernières années, de multiples initiatives individuelles ainsi que des dynamiques territoriales (en Poitou Charentes, en PACA, à Caen, à Rennes, à Angers) se sont mise en œuvre, avec l’appui de la FEP, du FARE, de l’INHNI, de collectivités locales, de donneurs d’ordres privés (via l’ARSEG notamment) et de services de l’Etat.